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Lundi 11 juin 2007

Jeudi 5 avril 2007:

Voilà plus d'une semaine que nous sommes à Santa Cruz aux Galapagos . L'ambiance ne nous plait pas . Tout est fait pour étriller le touriste , le moindre déplacement d'une île à l'autre coûte une fortune ( 90$ agence obligée) et nous ne pouvons pas avec notre voilier nous rendre dans une autre île sans payer de nouveau le fameux zarpe ( + de 100$).

La ville de Puerto Ayora a peu de charme , seul le centre Darwin avec ses quelques tortues et iguanes présente un intéret . En revanche la longue balade bien aménagée par un chemin dallé vers Totruga Bay au sud de l'île , nous a révélé tous les trésors d'une flore exceptionnelle , immensité de cactus , lagune aux eaux turqu oises plage interminable habitée d'iguanes et où déferlent les rouleaux chers aux surfeurs .

Lundi 2 avril : notre compagnon d'infortune devrait arriver à Baltra , l'aéroport de l'île : 1/2h de taxi pour se rendre au terminal des bus ; 1h1/2 de bus pour rejoindre le bac qui relie les deux îles Santa Cruz et Baltra, et de nouveau 1/2H de bus pour rejoindre l'aéroport ; 3h d'attente , Michel n'est pas là . A notre retour un mail de sa provenance nous informe qu'il n'a pas eu de liaison Guayaquil -Baltra , sa réservation n'ayant pas été pris en compte . L'attente commence , les journées sont remplies à faire l'approvisionnement : eau , gazole et surtout nourriture puisqu'il faudra tenir trois semaines avec ou sans le complément de la pêche . Mardi , de retour au bateau , nous apercevons Michel , siestant dans le cockpit. un grand soulagement se diffuse , cela mérite un Cuba libre ; et sans atteindre l'euphorie , c'est enfin la détente espérée : nous pourrons partir jeudi.

Pendant que Michel s'emploie à découvrir les Galapagos à la japonaise , nous chargeons ,Adrien et moi les derniers vivres ....y aura-t-il assez de vin ?

Jeudi matin , la brume enserre toute la baie . Il nous faudra attendre la chaleur matinale pour voir se lever l'ancre et les premiers rayons du soleil .

2974 Milles nautiques sur la route loxodromique ( ça fait classe de placer ça dans la conversation maritime !) 2946 Mn pour la route orthodromique ... autant dire 3000 Mn .... la plus longue route de traversée.....le Pacifique ...le plus vaste océan du monde nous offrira pour les premiers jours un calme plat bien pacifique ...moteur...puis enfin les alizés sensés nous suivre jusqu'aux Marquises .

Notre route s'oriente nettement vers le sud précisément pour rejoindre au plus vite ces fameux alizés qui se situent entre le 6eme et le 10 eme parallèle selon les infos météo . Voici la route suivie :WP 00 :1° 15 5 S . 90° 40 W . WP01 :3°54 S 92°47 W . WP02 : 5°39S 99° 56 W . WP03 : 7° 08 S 99° 56 W . WP04 : 10° 33 S 138°39 W

3000 Mn , c'est pour nous au minimum trois semaines de navigation .Pour les deux catamarans qui nous accompagnent "Kawana " et " Intiaq", le rythme sera plus soutenu . " Kawana " est parti devant et nous grignote de 50M chaque jour . "Intiaq " a pris une semaine de retard mais parcourt  200M par jour alors que notre moyenne est de 140M .....cela vous rappelle peut-être quelque chose ....une histoire de train !! Si vous donnez le tiercé gagnant sans connaitre l'age du capitaine , vous serez invités gratuitement sur Apsara pendant une semaine ....tirage au sort devant huissier pour les ex-aequo !!!!

A quoi s'occupe-t-on sur un voilier pendant 20 et quelques jours sans voisins , sans BQ , sans journal de 20h sans voitures, mais avec la mer ...la mer.....et ....la mer ? Dans le détail ça donne ceci : le 1er quart se termine à 9h ...petit dej , royal sous les premiers rayons du soleil , le point sur la carte et le journal de bord ,à 8h , il y a eu la liaison radio avec Intiaq et Kawana . ont-ils gagné le concours de pêche ?....ouf! Adrien est toujours en tête avec 1 thazard , 2 dorades , une espèce non identifiée et immangeable , 1 thon mais J.François talonne avec un marlin de 26 livres .....puis douche sur la jupe arrière , occasionnellement petite lessive , Michel lit et Adrien joue les prolongations dans les bras de Morphée ...rangement ..nettoyage ... préparation du pain (500gr de farine , 4 cueilleres à café de levure , 220 cl d'eau ,1cueillere à café de sucre et de sel , pétrir pendant 20mn , le temps que le four chauffe et 45mn plus tard ...un vrai délice !)....du repas de midi ...café ...sieste ...bricolage , y'a toujours un boulon qui se desserre ...couture , y'a toujours un fil qui s'échappe ...quelques réglages de voile tout de même , tangonnage , détangonnage du génois , voiles en ciseau puis sur le même bord , il est bien rare que la direction et la force du vent soient constants . 16H: tea-time car la soirée va être rude . 18H : liaison radio avec Kawana et Intiaq ...Adrien est toujours en tête pour la pêche et Kawana arrive dans 4 ou 5 jours ....séance mail sur Sailmail , moteur pour recharger les batteries et repas du soir à l'heure hospitalère . Entre temps lecture , lecture ...instants privilégiés face au couchant .

Puis ce sont les quarts de nuit qui défilent . Il nous faut barrer puisque nous ne pouvons recharger les batteries avec les panneaux solaires et le régulateur sensé fonctionner ne régule rien du tout et laisse le bateau à la dérive ...c'est la déception .Un quart pour nous c'est 2 heures de veille , chacun son tour de 19h à 9h . On retrouve les mêmes rotations toutes les 3 nuits ; les quarts bonheur : 23h sous les étoiles et la lune qui sourit , 5h les premières lueurs de l'aube et les lumières du ciel qui s'éteignent doucement ; les quarts horreur :1h , 3h , la tête prise dans un étau de brouillard , le sommeil qui plombe et les jambes molles alors qu'il faut réduire car le vent a forci .

Mardi 24 avril :

Apsara bondit sous le vent arrière , il a fallu une nouvelle fois tangonner et mettre la grand voile en ciseau . Nous filons 6 à 7 noeuds de moyenne sur les derniers 300M et le vendredi  27 aux aurores , Michel me réveille pour m'annoncer "Terre..terre , l'île de Fatu Hiva est en vue ". Le passage du cap Teae au sud de l'ile est un peu rock and roll , poussé par les déferlantes et les rafales , quelques 6M encore et nous découvrons sur la côte sous le vent la baie d'Hanavave ou baie des Vierges , l'une des plus célèbres au monde pour ses pitons rocheux rappelant la forme phallique . D'aucuns se sentent pousser des ailes pas vraiment angéliques à l'évocation de ces gentes damoiselles .Un peu fatigués par ces 3 semaines de mouvance ininterrompue , 3014M exactement parcourus en 22 jours , nous mouillons par 25m de fond devant Hanavave à cote de Kawana. Pos: 10° 28 899S; 138° 40 097W ;

Nous attendons Intiaq pour demain matin et demain soir c'est la fête .

Rien ne sera plus comme avant après cette longue route qui s'apparente à un rite initiatique . Dépouillés , nus ,face à l'mmensite , confinés dans un espace restreint mais grandis de l'horizon toujours recommencé , le refrain de la chanson de Manset "un jour être pauvre , détaché de tout" nous aura accompagné à chaque mille .

Petits portraits complémentaires des 3 protagonistes ....honneur aux dames : Claire : seule femme à bord, coocoonée par ses hommes , ravie de son statut et cette vie au milieu de nulle part ,Michel : équipier novice mais pas le moins du monde dérouté par cette vie a-sociale , jamais le mal de mer , champion de la cuisine et de la vaisselle par grosse houle , quelque peu fatigué toutefois par les quarts , Adrien : grand pêcheur devant l'Eternel , roi du tangon et des voiles en ciseau , seul maître à bord du Cuba libre et de la route .

Mardi 12 juin

Plus d'un mois s'est écoulé depuis cette traversée et c'est seulement à Papeete que j'ai pu trouver les moyens internetiques pour vous narrer cette histoire ....un mois pendant lequel nous avons découvert les Marquises ( que je ne manquerai pas de vous décrire ) un mois pendant lequel la fermentation d'une séparation s'est opérée ...rien de plus bancal qu'un tricycle vous dirons ceux qui ne pédalent pas dans la semoule ...affaire à suivre ...la route continue et le bonheur de la mer est toujours là . A bientôt sur le blog

                                                                                                            Claire                                                             

Par claire - Publié dans : micladapsara
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Vendredi 30 mars 2007

Coup dur pour l'équipe et route vers les Galapagos

13 mars 2007:

A quelques 100 Milles des îles mythiqueset encore plus proche du zero équatorial, les vents sont enfin favorables et le Pacifique est bien pacifique .Peu de visites durant cette route entre Panama et les Galapagos : pas plus d'embarcations humaines que d'habitants maritimes et aeriens.Pas un poisson suicidaire , peu de volatiles et quelques rares dauphins plus intéressés par la chasse que par notre étrave .

Mais le bonheur de la mer reste entier et la semaine de navigation nous aura apporter la satisfaction de voir enfin le régulateur  d'allure fonctionner grace aux bons soins d'Albert qui nous a rejoint au Panama .Albert grand professeur émérite de physique à la retraite , ancien normalien , ancien professeur , entre autre , à l'ENSAM de Bordeaux n'a pas manqué l'occasion de  nous impressionner par sa compréhension du système , fort complexe à nos yeux . Je ne saurais vous dire pourquoi il marche mais grace à la persévérance de notre équipier et de ses connaissances , nous pouvons enfin vaquer à nos occupations dont celle de la rédaction du blog .

Mais revenons au départ de Flamingo , mouillage près de Panama City: ce départ a bien failli ne pas avoir lieu ; toute l'équipe est dans la consternation : au retour des San Blas nous sommes arrêtés dans une marina près de Portobello pour un stop technique , eau , lessive etc ...Michèle durant la nuit souffre de plus en plus du dos et le matin c'est l'enfer ,  incapable de se lever elle est contrainte à la position couchée , jambes repliées .Ce qu'elle va endurer personne ne le souhaite à son pire ennemi . Nous faisons route le plus vite possible vers la marina de Colon pour pouvoir au moins la soulager . Une chance nous nous mettons à couple d'un catamaran dont le propriétaire n'est autre qu'un ancien radiologue français ; 3 jours de traitement intensif ne ferons que calmer la douleur et le diagnostic est posé : hernie discale . Si l'état ne s'améliore pas , il faut envisager un retour en France ou une opération sur place . Grace à la diligence d'Eric , petit cousin d'Adrien , venu renforer la troupe pour le passage du canal , toutes les infos pour trouver le bon hopital à Panama sont obtenues et Michèle sera opérée dès notre arrivée à Flamingo à l'issue du passage du canal .

Ce passage s'est passé sans encombre et les images vous donneront une idée du

APSARA  près pour le départ ;; franchissement des écluses mieux que des mots .

Quelques jours d'attente et l'amélioration s'annonce enfin :Michèle remarche .Nous décidons de partir puisque la situation progresse et que le retour de Michèle en France est programmé la semaine prochaine . Son départ de Panama  coincidera avec notre arrivée aux îles chères à Darwin .

Tout juste une semaine de navigation , entrecoupée de période au moteur car les vents font défaut .N.E les 1ers jours , puis rien puis SW  vers l'approche et de nouveau moteur jusqu'à l'arrivée . Nous franchirons le mythique 0° séparant l'hémisphère Nord de l'hémisphère Sud le 19/03 à 22H40. Michèle nous manque pour célébrer l'événement . Le matin l'île de San Cristobal où nous devons atterrir émergent dans la brume et semble flotter à l'horizon .

Ces îles des Galapagos seraient restées dans l'anonymat si Darwin n'y avait fait escale avec le Beagle en 1835. Fils de médecin , il devait se destiner à être clergyman mais peu motivé par la religion et tôt passionné par la biologie il partira par hasard sur ce navire , le Beagle , parti faire le tour du monde pour collecter des informations notamment biologiques .Il établira à partir des données collectées ses célèbres théories sur l'origine des espèces , l'évolution et le sélection naturelle qui révolutionneront la conception de la nature .

Pour qui l'environnement naturel est une richesse à préserver , il ne peut qu'être emu à l'arrivée de cet archipel qui se compose d'une dizaine d'îles , non polluées par l'industrie humaine .Mais la loi de l'argent semble une fois de plus la plus forte et le tourisme organisé ou non va bon train .

San Cristobal : pos : 00°53 826S; 89°36 737W , rassurants cependant les efforts du Parque Nationale pour élever et réintroduire les tortues dans leur milieu naturel , édifiants le Centre d'interprétation près de la ville . Iguanes , frégates et le fameux pinson de Darwin occupent l'espace terrestre et aérien. Les otaries sont partout et envahissent chaque parcelle de territoire disponible .

Un soir , à notre arrivée, l'une d'entre elle s'est installée dans le cockpit vautrée sur les bancs ; fort mécontente d'être dérangée , elle finit par se déloger sous la menace de seaux d'eau qu'Adrien balance généreusement....le hublot de ma cabine est grand ouvert ....vous devinez la suite ....Face à la puanteur des vestiges aspergés sur ma couchette , il me faudra le soir rincer draps housse et couette ...tant qu' à faire à dormir humide autant le faire sans odeur !!

Dimanche 25/03

Nous filons sur l'île de Santa Cruz à Puerto Ayora :pos :0°44 936S. 90°18 524W  pour rapprocher Albert de son lieu de départ . Nous récupérerons le 2/04 , Michel , un ami de Michèle qui vient pour faire la traversée du Pacifique avec nous ;sans lui nous aurions été bien en peine d'envisager un aussi long parcours , la difficulté étant les quarts de nuit avec une alternance toutes les 2H . Sa présence nous permet une alternance toutes les 4H ...4h de sommeil en continu , ça change tout au niveau de la fatigue sur une traversée qui pourrait bien durer plus de 3 semaines .

Les nouvelles de Michèle sont bonnes , elle poursuit sa rééducation et les progrès sont sensibles .nous l'espérons de tout coeur aux Marquises

Par claire - Publié dans : micladapsara
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Lundi 15 janvier 2007

De Rio Dulce aux iles San Blas :

6 janv 2007: foin des travaux et autre vie sociale sur le Rio,cette fois-ci nous allons enfin naviguer; les pleins sont faits (gazole, eau , nourriture,)cette route devrait nous mener jusqu'aux iles San Blas devant Panama en faisant étape aux Bay Islands (Utila , Roatan,et Guanaja)au nord du Honduras puis Providencia sur la côte est.

La pluie comme à l'accoutumée accompagne cet événement et le mardi 9 jan à 6h nous larguons les amarres.Première épreuve , le passage sous le pont du Rio , qui s'apparente plus aux fourches caudines ....mon Dieu , le mât va-t-il passer???!!! puis la traversée du Golfete sous des trombes d'eau et enfin le canyon , étroit par endroit d'à peine 50m, bordé de végétations tropicale  en cascade...le film "Mission " y aurait été tourné, Livingstone , enfin sur la côte atlantique , pour faire les papiers de sortie , le fameux "Zarpe"

1er mouillage à la presqu'île des Tres Puntas : pos:15°56 694 N,88°37 097W ; le matin , le vent a tourné et nous nous retrouvons sur la plage , vite , vite , il faut décoller pour Puerto Cortès qui nous mettra à l'abri de la houle mais pas de la pluie. C'est la stratégie du saut de puce qui nous mène à la laguna El Diamante , pos : 15°53 84N,87°38 462W. Passe étroite et peu profonde , pour entrer dans cette lagune et c'est dérive et safran relevées que nous profitons de ce monde aquatique baigné de végétation. Le calme et la solitude vont nous accompagner pour cette soirée dans la laguna El Diam ante , la bien nommée .

12 jan ; arrivée à la 1ere île Utila .16°05 462N,86°53 625W, petit village sans intérêt si ce n'est pour les plongeurs .Les Dive Centers se succèdent tous les 10m. Le vent de NE souffle fort toute la nuit et nous partons pour Roatan vent dans le nez ...il faudra s'y habituer , c'est une constante , ici;le soleil nous fait quand même l'honneur de nous réchauffer la couenne et l'arrivée à French Harbour Yaccht Club est plutôt cocasse . Nous imaginions une petite baie tranquille avec mouillage près du Yacht Club. Des balises comme des piquets signalés sur la carte et du Yacht Club il ne reste que quelques pieux et vestiges branlants et l'environnement est plutôt sordide . Grace aux conseils avisés d'un canadien de passage avec ses enfants , nous filons aussitôt sur le mouillage voisin à l'abri derrière le reefet devant un "resort "à l'américaine .

 Pos :16°21 273,86°26 562W.

Fantasy Island est un petit paradis pour touristes en tout genre , plongeurs, plongeuses, bronzeurs, bronzeuses, largement atteint par l'obésité. Il faut dire que le buffet de l'hotel contribue fortement à cet état ...et nous en profiterons tout aussi largement pour fêter les 4 ans de vie commune de Michèle et Adrien , l'obésité ne nous gagnant pas encore ( non pas que les mets dont nous agrémente Michèle ne soit pas nourrissants , bien au contraire ...je ferai bientôt un petit article à ce sujet dans le chap3 pour vous mettre l'eau à la bouche tellement c'est bon!!)Le petit ilot de la pauvreté alentour possède aussi la Wifi .C'est grâce à elle que je peux vous transmettre toutes ces nouvelles gratuitement . Pour une fois que les américains nous apportent quelque chose de positif!!

Demain ce sera la baie de Port Royal  puis Guanaja , la dernière ile pour faire la sortie et les "appro" avant le départ pour Providencia en fonction de la fenêtre météo . ....suite au prochain numéro 

24 janvier : toujours scotchés à Guanaja depuis une semaine à cause des conditions de vent ( Est 15 à 25km/h de face ) nous ne pouvons espérer faire route vers Providencia si les conditions persistent. Une fenêtre se dessine pour demain ... en attendant c'est la belle vie , crevettes à gogo chez le restaurateur local en mal de congélateur , visite d'Albert le dauphin qui vient faire son petit tour dans la baie d'El Bight où nous mouillons , balade avec palmes et tubas dans les eaux claires vers DunbarRock. Pos:16°27 311N,85°52 218W.

25 janvier : enfin la route , peu ou pas de vent ,ce qui nous permettra d'avancer au moteur au moins jusqu'au Iles de Vivarillo ; dès que nous aurons dépassé ce cap nous pourrons commencer à orienter notre route vers le sud et les vents de NE seront plus favorables .Cette étape redoutée pour ses vents contraires s'est finalement bien déroulée puisque nous atteindrons l'ile de Providencia (Colombie mais en face du Ni caragua !)en près de 70h avec 6,4nds de moyenne sur le parcours .

Providencia la bien-nommée est un de ces petits paradis ignorés des touristes ...quelques voiliers au mouillage dans la baie de Catalina Harbour soit-disant dominé par le fort Aury en fait deux vieux canons rouillés prêts à basculer sur la plage  ;Pos:13°22 840N,81°22 689W et deux jours de relax seront les bienvenus .

30 janvier : on quitte cette baie tranquille et filons direct sur Colon à l'entrée du canal de Panama , encore deux jours de nav , cette fois plus agité à cause de la houle du vent plus inconstant . La mise en utilisation du régulateur d'allure va nous réserver quelques surprises . Est-ce un défaut de montage , est-ce un mauvais réglage , est-ce autre chose , toujours est-il qu'il nous faudra rectifier la route sans arrêt . Lorsque nous reprendrons enfin les manettes pour faire l'approche de l'entrée du canal, l'alternateur à son tour nous réservera quelques surprises et prendra un sérieux coup de chaud . C'est à la voile et vent de travers que nous atteindrons et franchirons l'entrée delimitée par deux musoirs brise-lames impressionnants . Des navires de 200m de long et de 90m de haut nous cernent , chargés jusqu'à la gueule de containers .Adrien en profitera pour se laver tout nu sur la plage arrière ....grands moments !!!

3 février : nous avons trouvé refuge à la marina Shelter à droite en rentrant!Hier ce fut le début du parcours du combattant pour faire les papiers d'entrée dans un premier lieu puis des différentes formalités pour naviguer dans les eaux panaméennes et enfin commencer à se renseigner sur le passage du canal que nous avons programmé pour début mars (4 ou 5)Dix lieux différents auxquels il faut se rendre en taxi , 200 photocopies à fournir pour les différentes administrations .On ne peut obtenir certains documents que lorsque nous avons rempli et fait tamponnés certains ...c'est pire qu'à la SECU!!Comme toujours en pareil situation le désespoir commence à gagner quand il nous vient à l'idée d'aller faire un tour à l'autre marina près de Colon et là , miracle , tout s'arrange , nous rencontrons l'agent efficace et pas cher que tout le monde s'arrache pour faire les démarches . Bonne pioche , tout se résoudra en quelques heures . Et c'est le coeur léger que nous rejoindrons la marina .

En attendant la suite des aventures de micladapsara, je vous invite à aller faire un petit tour au chapitre 3 pour de nouveaux articles sur la BLU et les délices de Michèle.

8 février 2007

Cette-fois-ci , c'est bon nous voilà partis pour les San Blas ;1ere étape : Portobello pos: 09° 33 340N,79° 39 628W . C'est un petit village perdu au fond d'une baie bien protégée avec un petit fortin d'opérette à quelque 20 M de Colon .

Nous pensions que  la déjà longue liste de nos déboires mécaniques était close et qu'il y avait des limites au borne qu'il ne fallait pas dépasser!Illusions .... la pompe à eau de mer ( je ne manquerais pas de vous faire un petit article dans le chap3 sur les subtilités du système de refroidissement des moteurs marins ... vous verrez c'est passionnant !!) a rendu l'âme peu après notre départ de Colon .Tout allait bien à la voile jusqu'à l'entrée de la baie puisque le vent nous poussait,..hélas la baie était sous le vent ...donc plus de vent ... et plus de moteur .Et c'est par le prompt renfort de l'annexe toute neuve et son moteur tout neuf , mise à couple du bateau que nous arrivâmes au port . Et le lendemain Myke Gyver , alis Adrien confectionna une petite pièce qui nous permit de réparer provisoirement la pompe .Un aller -retour à Panama City pour commander les pièces , 6h de bus surchargé, assourdis par la musique , abrutis par les films guerriers , assaillis par les odeurs et la somnolence des voisins .....

Le jour suivant c'est enfin la mer retrouvée et la sérénité de barrer au près jusqu'à Damas Bay pos:09° 36 012N,79° 27 848W.

Vous pensiez qu'après la pompe , nous en avions terminé avec la mécanique ..tout de même , il ne faut pas exagérer...non ..non , ne riez pas ,l'aventure se poursuit par un réveil brutal à 3h du matin avec des effluves nauséabonds. J'avais pourtant la certitude de m'être lavéeet d'avoir utilisé le déodorant .Je réalise alors que je ne suis pas en cause quand je vois Michèle et Adrien perturbés eux aussi par les odeurs qu'ils pensent être celles d'une peinture répandue sous leur couche .C'est Adrien qui découvrira le désastre : 130l de gazole dans les fonds ...rupture du bol du préfiltre ....pas de bol !!! Oh quelle belle nuit !!

La récompense , le réconfort enfin retrouvé à Chichime 1eres iles des San Blas; pos :09° 35 247N;78° 52 852W

Si le paradis porte un nom sur terre , c'est sans nul doute l'archipel des San Blas . Comment décrire ces eaux turquoises, où se mêlent vert pale et bleu profond, ces îles miniatures  bordées de sable blanc et habitées par les indiens kunas simples et accueillants .Leur histoire est surprenante: il y a 6.000 ans ils vivent en Sierra Nevada originaires comme tous les indiens , des migrations asiatiques par le détroit de Bering . En 500 avJC, ils sont au Darien au sud de l'isthme .A l'arrivée des espagnols , ils résistentet se réfugient dans la "rain forest"vers la côte atlantique . Ils prennent peu à peu possession de cet archipel qui borde le Darienet jusqu'en 1903 forment une communauté soudée, ne voulant pas abandonné leur identité .Le 22 fév 1925, ils proclament leur indépendance malgré le refus manu militari de Panama.Avec l'aide des USA ( surprenant !) ils accèdent à l'autonomie et forment alors des districts (Comarca)dirigés par des Sahila élus démocratiquement .Comme souvent pour ces communautés de faible densité , il ya peu de hiérarchie , peu d'hostilités et beaucoup d'entraide

La particularité de cette communauté , ce sont les broderies des femmes appelés molas .Pas moins de 4 à 5 couches de tissu ciselé, découpé puis rebrodé en dessins géométriques traditionnels . Si le coeur vous en dit , allez au musée des Arts primitifs , quai Branly à Paris et vous admirez ces ouvrages magnifiques .

12 fev 2007 : il nous faudra bien près de 3 jours à Chichime pour savourer le bonheur des eaux limpides et du calme retrouvé.Comme un bonheur n'arrive jamais seul , nous fêtons ce soir avec force "Codorniou" mes 1ers galons de future grand-mère.

S'il faut poursuivre la découverte de ces centaines d'iles , le choix est difficile . Les plus proches de Chichime sont les Holandes Cays.Nous resterons sur les iles W, les iles E ayant la réputation d'être envahies par les touristes américains .Courage ,Fuyons !!! pos: 09°35 834N;78° 46 510W, puis Coco Bandera , bien peu abritée du vent de NE qui s'est levé. pos :09° 31 135N ; 78° 38 875W

18 fev : un bruit bizarre nous poursuit  depuis ce matin associé à une curieuse vibration du moteur. Nos regards se croisent : quel tour foireux va encore nous jouer cet oiseau de malheur ?Cette fois-ci c'en est trop ...nous aurons fait le plein ...non pas de gazole, c'est déjà fait !!!! mais d'emm....Le pointeau d'arbre d'hélice avait tout simplement fait la malle de son logement sur le tourteau d'accouplement et gisait , dépité , en fond de cale .Dépités , nous l'étions aussi , anéantis par le mauvais sort . Comme je vous sens impatients de savoir tout sur le tourteau d'accouplement et le presse-étoupe , je vous invite à consulter le chap 3 dans quelques  temps !!!En attendant , moi , je pouvais rouler des mécaniques ( sic!) je connaissais le problème , c'était la spécialité de mon précédent bateau !

Devant tant d'infamie nous nous sommes réfugiés sur Green Islands  pos: 09° 28 825N;78° 38 134W alors que le mouillage de Coco Bandera devenait de plus en plus mouvementé

Demain nous retrouverons la "civilisation avec des iles plus habitées près de la côte dans le golfe des San Blas : Carti Islands :1er mouillage au sud de Sugdup puis Christine du voilier Lara nous rejoint et nous invite à mouiller près d'eux en nous annonçant une fête pour ce soir sur l'ile de Tupile . En guise de fête , il s'agit de la célébration de la puberté d'une jeune fille d'une famille de l'île.En grande tenue , les femmes avec leurs corsages ornés de molas et les hommes en blouse rouge et pantalon noir sont rangés tout autour de la grande salle du Congresso . Ils s'offrent des calebasses remplis de chicha ( bière locale) et fument et s'enfument avec des racines noires allumées comme des cigarettes et cela dans la plus grande dignité . Inutile de préciser l'état de l'assemblée après une heure de cette beuverie!!

Le lendemain , il n' y a pas âmes qui vivent dans les rues du village quand nous repartons pour Chichime pour nous avancer sur la route du retour vers Colon .

Nous nous arrêterons à Panamarina pos: 09° 36 624N; 79° 36 556W  pas très loin de Portobello pour faire un peu de nettoyage et de lessive avant le retour sur Colon et la marina Yacht Club à proximité de la ville et de sa pollution . Albert , un ami d'Adrien et Michèle doit nous rejoindre pour le passage ainsi qu'Eric petit cousin d'Adrien .Il faut en effet être 5 impérativement pour le transfert pour tenir les amarres lors du passage des écluses.

Notre passage est programmé le 5 mars :départ le soir vers 18h de Colon , passage la nuit des écluses de Gatun puis le lendemain traversée du lac de Gatun et passage des écluses de Miraflorès; c'est là qu'éventuellement vous pouvez nous voir sur le site du Canal , nous ne manquerons de vous faire un petit coucou !!

Beaucoup de temps et d evenememts se sont deroules depuis l heureux temps des San blas Nous sommes pour l instant aux Galapagos et des la disponibilte de moyens internet dignes de ce nom je vous donne rdv  sur un nouveau chapitre : Du canal de Panama aux iles Galapagos .....un peu de patience   a bientot Claire

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Lundi 23 octobre 2006

22 Octobre 2006 , depuis plus de 15 jours que je suis arrivée je réalise à peine que j'ai rejoint notre bateau . Seuls les travaux à faire me gardent en contact avec la réalité , C'est un peu comme votre enfant que vous élevez , plus il résiste plus vous l'aimez et je pense que lorsque nous partirons d'ici , ce sera bien plus que de la passion !!.Hier , nous nous sommes accordés une journée de "repos" puisque c'était dimanche: balade sur le pont du Rio , baignade et Cuba libre pour clore la journée . Aujourd"hui Adrien et Michèle ont attaqué un morceau de choix : le changement des filtres des WC avec nettoyage du corpos de pompe et renouvellement de la base des toilettes .... honte à moi , prétextant qu'il n'y a de la place pour 3 dans ce travail , je me suis réfugiée dans la rédaction du blog !. Auparavent , nous avions couru , Adrien et moi à la menuiserie locale à Seja pour commander pour la 10eme fois le bois pour l'aménagement de mon équipet ;magnana !est la réponse usuelle et il nous faudra y retourner encore pour avoir l'espoir de récupérer nos planches

Rio Dulce ,Position 15°39 N 89° W vaste étendue d'eau douce,issue du lac Izabal et traversée par le pont qui relie le Guatemala et le Belize Elle se poursuit vers les eaux salées et rejoint la mer des Caraibes par des gorges très étroites que les voiliers parcourent pour atteindre les marinas du Rio Dulce . Ces marinas pour la plupart accueillent des voiliers américains ou canadiens qui se mettent à l'abri des cyclones durant la période critique ; autant dire que le niveau de vie dans ces marinas semblent assez aisé et permet un apport non négligeable de devises à la population locale  par le travail qu'elles procurent .Fronteras est le village situé juste avant le pont à proximité de la plupart des marinas ;toutes les liaisons se font par  la voie aquatique grace à des " lancias " ( non pas des petits bolides italiens comme certains pourraient le penser !)mais des barques très étroites munies de moteur assez puissant . Le moyen de déplacement le plus courant reste le cayaco petite embarcation creusée dans un tronc et dépassant à peine de l'eau mais limitée à un seul passager.Pour ce qui nous concerne nous usons du moyen habituel de tous les voiliers c'est à dire :l'annexe, petit dinghy gonflable et muni d'un moteurgénéralement entre 5et 10cv ( ça depend , bien sur , du niveau de vie des propriétaires !!!) dont la fâcheuse habitude pour le moteur est de ne pas démarrer quand l'urgence se fait sentir et pour l'annexe de se dégonfler subrepticement pendant la nuit alors qu'il n'y a plus de pain pour le p'tit dej! Vous comprendrez pourquoi on ne s'ennuie jamais sur un voilier ! La réparation de ces petites bestioles occupent un certain nombre d'heures dans la journée

Le mariage :27octobre 2006 :grand événement sur le Rio Dulce , aujourd'hui , c'est le mariage de Cécile et Michel , couple français vivant au Canada et naviguant sur "CORTO" Tous les français du RIo Dulce ont préparés toasts et canapés pour la cérémonie qui aura lieu à la Casa Perico en présence d'un notaire quatémaltèque qui validera le contrat . Les familles sont arrivées de France la veille et se remetttent à peine du décalage horaire.L'émotion aidant , la fête se déroule dans une atmosphère de joie et de convivialité exceptionnelle .

L'OVNI 41 et les 12 travaux d'Hercule:samedi 18 novembre

L'OVNI 41 est un voilier alu à bouchain , avec une dérive relevable ,comme tous les voiliers OVNI .Ces bateaux sont fabriquéspar les chantiers français ALUBATet ont la réputation d'être les 4X4 de la mer.Leur conception en aluminium leur confère une solidité largement supérieure à la fabrication plastique.Seul inconvénient, comme avec tous les métaux, les problèmes d'électrolyse sont fréquents et des attentions particulières sont nécessaires si l'on ne veut pas voir transformer son bateau en passoire, ce qui serait assez fâcheux au milieu de l'océan !Ne jamais laisser tomber une vis ou un morceau de métal au fond de la coque et prendre soin de n'utiliser que des vis inox pour les fixations pour éviter la corrosion .Plusieurs modèles d'OVNI ont été conçus depuis sa création : depuis l'OVNI 32 , petit modèle qui n'est plus fabriqué jusqu'au 51 (51 pieds cad environ 16m)Le modèle le plus fréquemment rencontré est l'OVNI 43 .Le 41 est un spécimen qui n'a été fabriqué qu'à 18 exemplaires et dont le successeur est précisément le 43.Autrement dit ,le 41 a le goût , l'odeur et la saveur du 43 mais n'en est pas un .La seule différence est en fait le raccourcissement de la jupe arrière et l'agrandissement du volume intérieur .APSARA fait parti des 18 et a été mis à l'eau en 1988 . Il a donc l'âge de ses artères .Nous savions avant de le rejoindre en septembre que plusieurs travaux seraient à réaliser et qu'il nous faudrait un mois voire 2 pour le remettre quasiment à neuf .Depuis l'aménagement de nos cabines jusqu' à l'installation du régulateur d'allure (mécanisme très astucieux d'autopilote reposant sur la jupe arrière et qui se sert de la force du vent et de l'appui dans l'eau pour diriger le bateau .....très économique en énergie  !!) en passant par la révision de tous les circuits électriques, la liste des travaux ressemblait plutôt à celles d'Hercule .Eh bien , nous nous sommes déguisés en Hercule et la liste s'est réduite comme peau de chagrin ,réalisant tout de même combien il est difficile de s'approprier un espace et une mécanique qui n'ont été entretenus que superficiellement par les précédents propriétaires .

Un petit tour au Guate:23 nov 2006

Ayant quasiment achevé nos travaux herculéens et la pression montant dans la cocotte'-minute , nous décidâmesde nous octroyer une petite visite au beau pays du Guatemala.Lonely Planet , Routard , le programme était près et nous allions prendre rdv avec notre cher Otto de l'agence OTITOURS(  Rio Dulce)pour finaliser.C'était sans compter sans les mauvais esprits de la mécanique : le moteur s'était mis en grève , il avait du probablement prendre sa carte au SMURF( Syndicat des Moteurs Usés ,Rusés et Fainéants )mécontent du brossage efficace que lui avait administré Adrien .Le dialogue étant rompu ,et constatant qu'il avait décidé de jouer la montre, nous avonsfait le choix de le traiter avec mépriset de partir quand même. Bien nous en a pris , car les sites visités se sont révélés des merveilles : 1ere étape Florès et El Remate où nous avons passés la première nuit .

Est-il de plus beau cadeau qu'un livre offert ,par hasard ,au bord d'un lac, surtout quand ce livre s'appelle:"Le vieux qui lisait  des romans d'amour" de Luis Sepulveda et qu'il est offert par un restaurateur qui en même temps nous régale de ses mets?Moments et lecture magique pour débuter ce séjour .Le lendemain à TIKAL sera tout aussi magique : gigantesque site maya de près de 16km² perdu au milieu de la rain forest. Qui a bien pu imaginer batir ici temples stèles et acropoles.?Le souverain AH CACAO ( probablement sponsorisé par BANANIA )qui entre 682 et 734  apJC fit ériger pas moins de 6 temples dont le plus haut frise les 60m.Après 6h de marche et les yeux remplis d'histoire, nous rejoignâmes Florès et le lendemain nous faisions route pour Semuc Champey.

Le site est un phénomène géologique exceptionnel où une partie d'un torrent  s'enfonce dans un gouffre et l'autre partie reste à la surface pour former une succession de grandes vasques d'eaux turquoises si le soleil est de la partie , vert couleur de la végétation dans le cas contraire .L'eau est douce et accueillante  et le bain fut le bienvenu. Les résurgences se trouvent quelques 100 m plus bas arrosées par les ca scades .

Notre ami Otto ,qui nous conduit ,a une petite agence de tourisme à Rio Dulce et un minibus KIA largement assez grand pour nous accueillir tous les 3.;nous avons décidé du programme avec lui et tant l'itinéraire que la conduite ont été d'une grande sécurité. Si vous venez au Guatemala , ce que je souhaite ,téléphonez à Otto et il vous fera découvrir son pays avec beau coup de passion et de patience :tel port .0502 57 19 58 61 / email : otitoursplus@gmail.com

La région ouest du Guatemala ou Occidente est habitée essentiellement par la population maya quechi qui a son propre dialecte .Là se situe le  lac Atitlan dominés par 2 volcans avoisinants les 3500m ,et les villages colorés et animés de cette population . Le lac est , parait-il ,l'un des plus beaux du monde ; pour moi qui connait bien le lac Léman ( lac de Genève pour les "étrangers")il n'ya pas de comparaison possible ...certains me targueront de manque d'objectivité ...soit !

Une visite à San Pedro sans intérêt et nous rejoignonsPanajachel dont la rue principale n'est qu'une suite d'étals , échopes et magasins à touristes . C'est là que nous ferons fumer la carte bleue pour les achats de Noel !! 

Bien plus exotique est le marché de Chichicastenango( lieu des arbres appelés chichicaste): colorés , animés par ses rites mayas sur les marchesde l'église ,rites qui font apparemment bon ménage avec la chrétienté.. C'est aussi un haut lieu touristique et le plus original est le visiteur américain ventripotent et bardé de caméras .

Antigua , la belle espagnole, trois fois détruite , tout aussitôt reconstruite, fut la capitale espagnole du temps de la conquête. Dix-huit églises et couvents sont encore là pour témoignerde la vigueurde la religion catholique de l'époque. La plupart sont en piteux état après les outrages du temps et le tremblement de terre de 1977. Désastre de la nature et manque de moyens évidents laissent bien peu de place à une reconstruction ; contraste frappant avec la Casa Poponeo, ancienne demeure d'un officier espagnol, reconstruite à l'identique par un américain au porte-monnaie bien rempli. Comme le dit Adrien , l'art s'accommode mal de la pauvreté.

Le volcan Pacaya , encore en activité ,est à quelques 25km au sud d'Antigua.La brume a masqué l'essentiel du paysage mais une marche soutenue d'une heure et demi nous a permis de nous dégourdir les jambes.Le feu est sous nos pieds et les contorsions de Dame Nature nous prouvent une fois de plusqu'il faut déployer des moyens gigantesques pour créer une oeuvre d'art.

C'est déjà le retour après un stop à Quirigua , lieux des stèles dédiées à la gloire du souverain Coac-Ciel. Il les fit ériger après avoir battu Dix-Huit Lapins ,son collègue de Copan qui pourtant devait avoir quelques aptitudes à la course à pied.Il le battit d'abord à la pelote puis sur le champ de bataille où il le fit raccourcir pour l'éternité.

12 Déc 2006

Le carénage et la réparation de la pompe à injection ( apparemment fautive du non-démarrage du moteur) occuperont activement les quelques jours qui me restent avant le retour vers la France .Demain , je prends le bus pour Guate et  .....aeroport , Madrid , Genève , le froid m'attend là-bas mais aussi la neige et le ski ! mes enfants et ma soeur ; le temps sera bien trop court pourt profiter de leur affection .C'est , je l'espère , un nouveau chapitre qui s'ouvrira en 2007 avec le départ pour les San Blas et les Indiens Cunas. Je souhaite à tous mes fidèles lecteurs et lectrices des somptueuses fêtes de fin d'année . A bientôt pour le nouvel an !

5 janvier 2007 :

Retour à Rio Dulce après 14h d'avion , 4h d'attente à Guatemala City et 5h de bus pour rejoindre Rio Dulce au milieu de la nuit . Adrien et Michèle m'attendent esseulés au milieu de la grand-rue de Rio Dulce à 2h du matin ,heure locale .J'ai un peu la tête dans le gaz  mais ,après quelques heures de sommeil , je suis d'attaque pour vous retrouver , chèr(e)s ami(e)s blogueurs . et vous raconter les dernières nouvelles de la marina .

 Les fêtes de fin d'année ont , bien sûr , été copieusement arrosées ici ;curieusement , je n'ai pu obtenir de détails plus croustillants , un silence discret s'étant abattu sur la narration des libations . J'en conclus que la police locale n'a pas osé opérer des controles d'alcoolémie vu le taux apparent de certains navigateurs habitués de la marina ( des mauvaises langue m'ont parlé de 4gr). Je ne citerai pas de nom , évidemment !

Après avoir courageusement laissé Adrien et Michèle se débattre avec le SMURF ( j'ai su plus tard que le moteur avait rendu sa carte au syndicat et repris du service comme si de rien n'était!)j'avais  retrouvé en France tous ceux que j'attendais avec impatience , mes enfants , ma soeur , mes copines ( la pizzeria de Thonon se souviendra de notre visite !!!)mes amis de Maurienne ( quel plaisir , le ski de fond avec un genou tout neuf et Roland pour m'accompagner ) Seule la neige n'était pas au rendez-vous ;  tant pis pour elle , elle ne devrait pas me revoir avant longtemps .

Je vous rejoins dans quelques temps pour vous donner les dernières nouvelles du front et notamment du départ qui ne saurait tarder

Le chapitre Rio Dulce va bientôt se terminer ; le départ est prévu pour demain lundi 8 janvier et nous rejoindrons l'Atlantique et Livingstone mardi pour effectuer la sortie .Je ne sais dans combien de temps je pourrai retrouver une connexion et vous narrer la suite des aventures de micladapsara ,mais , n'en doutez pas , vous ne serez pas décu par les prochains épisodes .

Apsara sur le départ de la marina Tortugal

Par claire - Publié dans : micladapsara
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Mardi 3 octobre 2006

3 Octobre 2006

Comme toujours dans les courses de fond , c'est toujours la dernière ligne droite la plus dure. Les fêtes , bouffes et autres agapes se succèdent!Jours J-2 ; de petits tas  aussi branlants qu'hétéroclites parsèment la maison de Publier . La chatte Mouchette s'est réfugiée dans la couette et me regarde d'un air maussade .Elle n'aime pas du tout ce branle-bas de combat , alors que l'angoisse du contenu et du contenant me saisit devant ce déballage Ces questions seront vite oubliées dès que j'aurai posé le pied au Guatemala où Michèle et Adrien m'attendent . Cette fois-ci c'est le grand départ ..... et comme dit la chanson " l'on ne sait quand reviendra  , vive la rose et le lilas "Une petite citation de Théodore Monod pour se mettre du baume au coeur :" Et la joie du départ n'est-elle pas faite déjà largement de celle de l'arrivée , savourée d'avance jusque dans les cruautés que l'absence implique ". RDV à la marina Tortugal au Rio Dulce .

6 Octobre 2006 : je suis au RIO DULCE sur APSARA et tout ces longs mois d'attente sont effacés comme par miracle ; le monde alentour est vert , liquide , entre mangrove et lac bordé de marinas. Si ce n'était le décalage horaire et la chaleur , tout serait parfait . Quelques jours de travaux d'amenagement et de bricolage interieur et les jours défilent à toute allure. Depuis deux jours , en revanche , nous avons attaqué les réparations sérieuses et particulièrement l'enrouleur de grand voile totalement bloqué par la calamine et l'humidité . Cela nous a valu quelques frayeurs faute de pouvoir extraire le corps même de l'enrouleur avec tout l'engrennage . Adrien a oint généreusement toutes les pièces de sa graisse miracle ( voir chap 3)et tout fonctione dans un doux bruit de ronronnement félin .Il restera encore à revoir l'électricité et tous les circuits , le dessal , encore lui !, l'aménagement de la cabine avant , le mise en place du régulateur d'allure , etc , etc,

 20 0ctobre 2006 Les nouvelles de France sont bonnes , je suis officiellemnt à la retraite le 2 novembre prochain . Les fêtes , potlocks, et autres festivités ne manquent pas au Rio Dulce , eh bien , ça en fera une de plus et non des moindres

Par claire - Publié dans : micladapsara
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